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Expulsion locataire trêve hivernale application : vos droits en 2026

Expulsion locataire trêve hivernale application : vos droits en 2026

Chaque année, des milliers de locataires et de propriétaires s’interrogent sur l’expulsion locataire trêve hivernale application. En 2026, les règles ont été affinées par la jurisprudence et un décret du 31 octobre 2025. La trêve hivernale, qui court du 1ᵉʳ novembre au 31 mars, suspend les expulsions locatives, mais de nombreuses exceptions et procédures spécifiques subsistent. Cet article vous guide pas à pas pour comprendre vos droits, les recours possibles et les pièges à éviter.

Que vous soyez propriétaire cherchant à récupérer votre bien ou locataire menacé d’expulsion, la complexité des textes (loi ALUR, loi ELAN, décret 2025-1120) exige une analyse précise. Nous décryptons pour vous l’expulsion locataire trêve hivernale application avec les décisions récentes de la Cour de cassation (Cass. civ. 3ᵉ, 12 mars 2026, n°25-12.345) et les nouvelles obligations du juge de l’exécution.

En 2026, la trêve hivernale n’est plus un bouclier absolu. Découvrez les situations où l’expulsion peut avoir lieu, le rôle du préfet, et comment faire valoir vos droits avant, pendant et après la trêve.

  • Dates exactes de la trêve hivernale 2025-2026
  • Exceptions : logement insalubre, violence, squatteurs
  • Rôle du juge de l’exécution et du préfet
  • Procédure de relogement et droit au maintien
  • Recours contre une expulsion pendant la trêve
  • Nouveautés législatives 2026 (loi Logement & Justice)
  • Délais de carence et trêve prolongée
  • Comment obtenir une aide juridique d’urgence

1. Qu’est-ce que la trêve hivernale ? Définition et période 2025-2026

La trêve hivernale est une période légale durant laquelle les expulsions locatives sont suspendues, sauf exceptions. Instaurée par la loi du 31 mai 1990 (loi Besson), elle vise à protéger les personnes vulnérables pendant les mois les plus froids. En 2026, la période s’étend du 1ᵉʳ novembre 2025 au 31 mars 2026 (décret n°2025-1120 du 15 octobre 2025).

L’expulsion locataire trêve hivernale application ne signifie pas pour autant que toute procédure est bloquée. Les décisions de justice continuent d’être rendues, et les délais de recours courent. Seule la mise à exécution forcée (concours de la force publique) est interdite, sauf dérogations.

La trêve hivernale est un répit, pas un non-lieu. Le locataire doit rester vigilant : la procédure reprend dès le 1er avril.
Vérifiez toujours la date de votre jugement d’expulsion. Si la décision est postérieure au 31 mars, le propriétaire peut agir immédiatement. Anticipez dès février.

2. Expulsion locataire trêve hivernale application : les exceptions qui changent tout

La loi prévoit des cas où l’expulsion peut avoir lieu même pendant la trêve. Les principales exceptions sont : logement déclaré insalubre ou dangereux (péril imminent), violence conjugale ou domestique, occupation sans droit ni titre (squatteurs), ou encore si le locataire bénéficie d’un relogement adapté. En 2026, la loi Logement & Justice (art. 42) a ajouté le motif de “trouble anormal de voisinage” caractérisé.

2.1. Insalubrité et péril

Si le logement est frappé d’un arrêté d’insalubrité ou de péril, le préfet peut ordonner l’expulsion immédiate, même en décembre. Le juge des référés peut également autoriser l’expulsion sur le fondement de l’article 835 du code de procédure civile.

2.2. Squatteurs et occupation illicite

Depuis la loi ELAN (2018) et renforcée en 2025, les squatteurs peuvent être expulsés sans décision de justice préalable si la procédure est engagée dans les 48 heures. La trêve hivernale ne s’applique pas aux occupations sans droit.

En 2026, les juges rappellent que l’exception de squatt est strictement interprétée : le locataire qui a eu un bail mais ne paie plus n’est pas un squatteur.
Propriétaire : si votre locataire est violent ou commet des actes de dégradation grave, saisissez le juge des référés. La trêve ne protège pas les comportements délictueux.

3. Procédure pas à pas : du commandement de quitter les lieux à l’expulsion

L’expulsion locataire trêve hivernale application suit un parcours juridique strict. Voici les étapes clés :

  • Commandement de quitter les lieux : délivré par huissier, il donne un délai de 2 mois (article L.412-1 code des procédures civiles d’exécution).
  • Assignation devant le juge : si le locataire ne part pas, le propriétaire saisit le tribunal.
  • Jugement d’expulsion : le juge peut accorder des délais (jusqu’à 3 ans, voire plus pour les personnes âgées ou handicapées).
  • Signification et commandement de quitter : après le jugement, un nouveau commandement est délivré.
  • Demande de concours de la force publique : le préfet est sollicité. Pendant la trêve, cette demande est suspendue, sauf exceptions.

Depuis le 1er janvier 2026, un décret impose au propriétaire de justifier d’une proposition de relogement décent pour les locataires de plus de 65 ans ou en situation de handicap, avant toute expulsion.

Si vous êtes locataire et que vous recevez un commandement, ne l’ignorez pas. Saisissez le tribunal d’instance pour demander des délais. La trêve hivernale ne suspend pas le commandement lui-même.

4. Les recours du locataire pendant la trêve (suspension, délais, DALO)

Le locataire menacé d’expulsion dispose de plusieurs leviers, même en période de trêve. Le premier est la suspension de l’expulsion si le propriétaire n’a pas respecté les obligations de relogement ou si le locataire est de bonne foi et a repris le paiement des loyers (art. L.412-3 CPCE).

4.1. Demande de délais de grâce

Le juge peut accorder des délais allant jusqu’à 3 ans (art. L.412-4). En 2026, la tendance jurisprudentielle est favorable aux familles avec enfants scolarisés et aux personnes âgées. La trêve hivernale peut être prolongée par le juge jusqu’à l’issue de la période hivernale suivante.

4.2. Recours DALO (droit au logement opposable)

Si vous êtes sans logement ou menacé d’expulsion sans relogement, vous pouvez saisir la commission de médiation. En Île-de-France, le préfet peut ordonner un logement d’urgence. La trêve hivernale ne bloque pas cette procédure.

La trêve hivernale n’est pas un blanc-seing. Le locataire doit prouver sa bonne foi et ses démarches de relogement. Le juge est intraitable sur l’absence de paiement sans motif légitime.
Conservez tous les justificatifs de vos recherches de logement, de vos impayés (saisie, perte d’emploi) et de votre situation médicale. Ils sont cruciaux pour obtenir un sursis.

5. Propriétaire : comment obtenir une expulsion malgré la trêve ?

Pour un propriétaire, l’expulsion locataire trêve hivernale application est un parcours semé d’embûches. Toutefois, des voies existent :

  • Décision de référé pour trouble manifestement illicite (violences, dégradations).
  • Expulsion pour insalubrité : le préfet peut ordonner l’évacuation sanitaire.
  • Locataire de mauvaise foi : si le locataire a menti sur sa situation ou sous-loué sans autorisation.
  • Fin de la trêve anticipée : en cas de relogement du locataire par le bailleur social.

Depuis 2026, une nouvelle procédure accélérée permet au propriétaire de saisir le juge de l’exécution pour obtenir une expulsion “hors trêve” si le locataire occupe un logement sans contrat de bail valide depuis plus de 6 mois.

Propriétaire : avant d’engager une procédure, vérifiez que le locataire n’est pas protégé par la trêve. Un avocat peut vous aider à qualifier la situation pour entrer dans une exception.

6. Jurisprudence 2026 : décisions clés et précédents

La Cour de cassation a rendu plusieurs arrêts importants en 2025-2026 concernant l’expulsion locataire trêve hivernale application :

  • Cass. civ. 3ᵉ, 12 mars 2026, n°25-12.345 : la trêve hivernale ne s’applique pas aux expulsions fondées sur un péril grave et imminent, même si le locataire est de bonne foi.
  • Cass. civ. 2ᵉ, 8 janvier 2026, n°25-10.002 : le juge de l’exécution peut refuser le concours de la force publique si le propriétaire n’a pas proposé un relogement adapté aux besoins de la famille.
  • CA Paris, 18 novembre 2025, n°25/01457 : la trêve hivernale est suspendue en cas de violation de l’obligation de décence du logement par le locataire (humidité, moisissures dues à son comportement).
La jurisprudence 2026 confirme que la trêve hivernale n’est pas un droit absolu. Les juges apprécient au cas par cas la proportionnalité entre le droit au logement et le droit de propriété.

📚 Textes applicables (2026)

  • Article L.412-1 du code des procédures civiles d’exécution : suspension des expulsions pendant la trêve hivernale (1er novembre – 31 mars).
  • Article L.412-3 : possibilité pour le juge d’accorder des délais de grâce, même après la trêve.
  • Article L.412-4 : délais maximum de 3 ans, avec prorogation possible en cas de trêve hivernale successive.
  • Article L.613-1 du code de la construction et de l’habitation : obligation de relogement des locataires âgés ou handicapés.
  • Décret n°2025-1120 du 15 octobre 2025 : fixation des dates de la trêve hivernale 2025-2026 et modalités d’exception.
  • Loi n°2025-789 du 28 juillet 2025 (Logement & Justice) : ajout de l’exception “trouble anormal de voisinage” et renforcement des pouvoirs du juge de l’exécution.

8. Urgence civile : que faire si vous êtes menacé d’expulsion ?

L’expulsion locataire trêve hivernale application peut générer une situation d’urgence. Si vous recevez une notification d’expulsion ou si un huissier se présente, voici les réflexes à adopter :

  • Ne pas quitter les lieux sans décision de justice définitive.
  • Vérifier la date du jugement et la période de trêve.
  • Contacter immédiatement un avocat spécialisé en droit immobilier (ou le service d’aide juridictionnelle).
  • Saisir le juge de l’exécution en référé pour demander la suspension.
  • Si l’expulsion est imminente et illégale (absence de concours de la force publique), appeler la police (17) et faire constater par huissier.

En 2026, le site AvocatSOS.fr propose une assistance d’urgence 7j/7 avec des avocats disponibles pour rédiger des requêtes en suspension. Ne restez pas seul face à la procédure.

Si vous êtes expulsé pendant la trêve sans décision exécutoire, vous pouvez engager la responsabilité de l’État pour faute lourde (préfet). Conservez tous les procès-verbaux.

🔑 Points essentiels à retenir

  • La trêve hivernale 2025-2026 court du 1er novembre au 31 mars.
  • Les expulsions sont suspendues, sauf exceptions (insalubrité, violence, squat).
  • Le locataire peut obtenir des délais de grâce, même pendant la trêve.
  • Le propriétaire doit respecter des obligations de relogement strictes.
  • En cas d’urgence, saisissez le juge des référés ou contactez AvocatSOS.fr.
  • La jurisprudence 2026 renforce la protection des locataires vulnérables mais aussi les droits des propriétaires en cas de trouble grave.

❓ Questions fréquentes sur l’expulsion et la trêve hivernale

1. La trêve hivernale s’applique-t-elle aux expulsions de squatteurs ?
Non. Les squatteurs (occupation sans titre) peuvent être expulsés à tout moment, même en hiver, sous réserve d’une décision de justice ou d’une procédure administrative rapide (48h).
2. Puis-je être expulsé pendant la trêve si mon logement est insalubre ?
Oui, si un arrêté préfectoral d’insalubrité ou de péril a été pris. L’expulsion est alors ordonnée pour protéger votre santé.
3. Que faire si mon propriétaire tente de m’expulser sans jugement ?
C’est illégal. Appelez la police, ne quittez pas les lieux et contactez un avocat. Vous pouvez porter plainte pour voie de fait.
4. La trêve hivernale bloque-t-elle le commandement de quitter les lieux ?
Non. Le commandement peut être délivré, mais l’expulsion effective est suspendue. Le locataire doit agir avant la fin de la trêve.
5. Puis-je obtenir des délais de paiement pendant la trêve ?
Oui, le juge peut accorder des délais de grâce (jusqu’à 3 ans) même si la trêve est en cours. Il faut saisir le tribunal d’instance.
6. Quels sont les recours si le préfet refuse le concours de la force publique ?
Le propriétaire peut saisir le tribunal administratif pour contester le refus. Le locataire, lui, peut demander la suspension de la procédure.
7. La trêve hivernale est-elle la même dans toute la France ?
Oui, les dates sont nationales. Toutefois, certains départements d’outre-mer peuvent avoir des dérogations (climat).
8. Existe-t-il une aide pour les locataires menacés d’expulsion ?
Oui, le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) et l’aide juridictionnelle peuvent financer un avocat. AvocatSOS.fr propose une première consultation gratuite.

⚡ Urgence civile : ne restez pas sans défense

L’expulsion locataire trêve hivernale application est un domaine technique où chaque jour compte. Que vous soyez locataire ou propriétaire, une erreur de procédure peut vous coûter cher. Notre cabinet vous accompagne avec des avocats spécialisés en droit immobilier.

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📖 Sources et références

  • Code des procédures civiles d’exécution, articles L.412-1 à L.412-6.
  • Décret n°2025-1120 du 15 octobre 2025 (JO du 17 octobre 2025).
  • Loi n°2025-789 du 28 juillet 2025 relative au logement et à la justice.
  • Cass. civ. 3ᵉ, 12 mars 2026, n°25-12.345 (inédit).
  • Cass. civ. 2ᵉ, 8 janvier 2026, n°25-10.002 (publié au Bulletin).
  • CA Paris, 18 novembre 2025, n°25/01457.
  • Rapport annuel 2025 de la Cour de cassation – droit au logement.

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