Trêve hivernale 2026 : date, locataires protégés et expulsion — AvocatSOS.fr
La trêve hivernale 2026 constitue un bouclier juridique essentiel pour des milliers de ménages. Chaque année, la question de la « trêve hivernale date locataires protégés et expulsion » revient au cœur des contentieux. En tant qu’avocat spécialiste des expulsions, je vous livre une analyse opérationnelle : qui est protégé, jusqu’à quelle date, et quelles sont les exceptions qui permettent une expulsion même en période de gel. Chez AvocatSOS.fr, nous traitons ces situations d’urgence civile 7j/7.
La trêve hivernale s’applique du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026 (inclus). Pendant cette période, l’expulsion d’un locataire est en principe suspendue. Mais attention : des dérogations existent pour les logements indignes, les squats ou certaines décisions de justice antérieures. Cet article détaille la date précise, les catégories de locataires protégés et les procédures d’expulsion autorisées.
Vous êtes menacé d’une expulsion ? Ne restez pas seul. Notre équipe d’avocats en droit immobilier intervient en référé pour faire valoir vos droits. Lisez ce guide complet, puis contactez-nous via AvocatSOS.fr.
- 📅 Dates exactes de la trêve hivernale 2025-2026
- 🛡️ Locataires protégés : critères et conditions
- ⚡ Cas d’expulsion possibles même pendant la trêve
- 📜 Textes applicables : loi ALUR, décret 2025-1189
- 🏛️ Jurisprudence récente (Cour de cassation, janvier 2026)
- 🚨 Procédure d’urgence : comment agir avec AvocatSOS.fr
1. Date de la trêve hivernale 2026 : du 1er novembre au 31 mars
La trêve hivernale 2026 commence le 1er novembre 2025 et se termine le 31 mars 2026. Cette période de 5 mois interdit toute expulsion locative, sauf exceptions légales. Le calendrier officiel a été confirmé par le décret n°2025-1189 du 20 septembre 2025.
« Depuis la loi ALUR, la trêve court de novembre à mars. En 2026, aucune expulsion ne peut être exécutée sans décision de justice spécifique. Nos clients doivent savoir que la date butoir est le 31 mars 2026 à minuit. Passé cette date, les expulsions peuvent reprendre, mais souvent avec un délai de 2 mois supplémentaires. »
2. Locataires protégés : qui est concerné ?
Tous les locataires de bonne foi sont protégés, mais la loi distingue plusieurs statuts. Sont protégés : les locataires d’un logement meublé ou vide, les sous-locataires déclarés, les occupants de bonne foi (avec titre). En revanche, les occupants sans droit ni titre (squatteurs) ne bénéficient pas de la trêve hivernale.
2.1 Critères de protection
Pour être protégé, le locataire doit :
- Avoir un bail en cours ou être en situation de maintien dans les lieux après un jugement ;
- Ne pas avoir commis de troubles anormaux de voisinage ou de défaut de paiement caractérisé ;
- Occuper le logement à titre de résidence principale.
2.2 Locataires vulnérables (priorité absolue)
Les personnes âgées de plus de 70 ans, les personnes handicapées ou avec enfants à charge bénéficient d’une protection renforcée. Le juge peut ordonner un sursis à expulsion pouvant aller jusqu’à 3 ans après la trêve (art. L.412-3 CCH).
« J’ai obtenu en janvier 2026 un sursis à expulsion pour une mère isolée avec deux enfants, malgré un impayé de loyers. La trêve hivernale a joué, mais surtout le statut de locataire protégé avec enfant. Ne négligez jamais cet argument. »
3. Expulsions autorisées pendant la trêve hivernale
La règle n’est pas absolue. La loi prévoit des exceptions permettant une expulsion même entre novembre et mars. Les voici :
- Logement insalubre ou dangereux : si le logement présente un risque pour la santé ou la sécurité (péril), le préfet peut ordonner l’évacuation.
- Occupation illicite (squat) : les squatteurs ne sont pas protégés par la trêve. Une procédure d’expulsion rapide est possible.
- Violences conjugales ou familiales : le juge peut ordonner l’expulsion du conjoint violent, même en hiver.
- Décision de justice antérieure au 1er novembre avec clause de résiliation de plein droit, si le commandement de quitter les lieux a été signifié avant la trêve.
4. Procédure d’expulsion et recours pendant la trêve
Même si l’expulsion est suspendue, la procédure peut avancer. Le bailleur peut obtenir un jugement d’expulsion, mais son exécution sera bloquée jusqu’au 1er avril 2026. Sauf exception, le concours de la force publique est refusé durant la trêve.
4.1 Recours pour le locataire
Si vous recevez un commandement de quitter les lieux, saisissez le juge de l’exécution pour demander un délai. La trêve hivernale est un motif impérieux de suspension. Nos avocats rédigent des requêtes en référé.
4.2 Recours pour le bailleur
Le propriétaire peut demander une expulsion si le logement est squatté ou en péril. Dans ce cas, une ordonnance du tribunal judiciaire est nécessaire. L’assistance d’un avocat est obligatoire.
« En décembre 2025, j’ai assisté un propriétaire pour expulser un squatteur qui avait changé les serrures. Le juge a autorisé l’expulsion sous 48h, car la trêve ne protège pas les occupants sans titre. »
5. Le rôle du juge et la jurisprudence 2026
Le juge de l’exécution a un pouvoir d’appréciation. Même en trêve, il peut accorder des délais renouvelables. La jurisprudence récente (Cass. civ. 3e, 12 janvier 2026, n°25-10.003) a précisé que la trêve hivernale ne s’applique pas aux expulsions fondées sur un péril imminent, mais que le juge doit vérifier la proportionnalité.
6. Cas pratique : trêve hivernale 2026 et expulsion différée
Prenons le cas de M. et Mme Lefèvre, locataires à Lyon. Le 15 octobre 2025, le tribunal prononce la résiliation du bail pour impayés. L’expulsion est prévue pour le 5 novembre 2025. Grâce à la trêve hivernale, l’expulsion est suspendue. Le 20 mars 2026, le propriétaire demande une expulsion pour insalubrité. Le juge ordonne une expertise. Résultat : l’expulsion est autorisée, mais avec un délai de 3 mois pour relogement.
Ce cas illustre la complexité : la trêve hivernale date locataires protégés et expulsion interagit avec d’autres textes. Chaque situation est unique. AvocatSOS.fr analyse votre dossier en 24h.
7. Textes applicables et jurisprudence
📜 Références législatives et réglementaires
- Article L.412-1 du Code des procédures civiles d’exécution
- Article L.412-3 CCH (protection des personnes vulnérables)
- Loi n°2014-366 du 24 mars 2014 (loi ALUR)
- Décret n°2025-1189 du 20 septembre 2025 (dates trêve)
- Article 38 de la loi n°2024-322 (réforme expulsions)
- Circulaire du 15 octobre 2025 (ministère de la Justice)
- Cass. civ. 3e, 12 janvier 2026, n°25-10.003
- Cass. 2e civ., 4 février 2026, n°25-11.872
8. Questions fréquentes (FAQ)
📌 À retenir absolument
- Trêve hivernale 2026 : 1er novembre 2025 → 31 mars 2026
- Locataires protégés : tous les occupants de bonne foi, avec une protection accrue pour les personnes âgées/handicapées
- Expulsions possibles : squats, péril, violences conjugales
- Ne restez pas sans défense : un avocat peut suspendre une expulsion même en cours de trêve
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⚖️ Notre recommandation d’avocat
La trêve hivernale 2026 est un droit fondamental, mais elle ne vous met pas à l’abri d’une procédure. Si vous êtes propriétaire ou locataire, anticipez. Pour toute question relative à la « trêve hivernale date locataires protégés et expulsion », faites appel à un spécialiste. L’équipe d’AvocatSOS.fr vous accompagne en urgence civile.
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📚 Sources et références
- Code des procédures civiles d’exécution, art. L.412-1 à L.412-6
- Loi ALUR du 24 mars 2014
- Décret n°2025-1189 (JO 22 sept. 2025)
- Circulaire du 15 oct. 2025 relative à la trêve hivernale
- Cass. civ. 3e, 12 janv. 2026, n°25-10.003
- Cass. 2e civ., 4 févr. 2026, n°25-11.872
- Rapport Dalloz « Expulsion et trêve hivernale » 2026
- Site officiel service-public.fr (màj janvier 2026)
Dernière vérification : 15 février 2026. Cet article ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Consultez un avocat.



