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Urgence CivileExpulsion locataire trêve hivernale débutant : guide 2026

Expulsion locataire trêve hivernale débutant : guide 2026

Vous êtes propriétaire ou locataire et vous cherchez des informations claires sur expulsion locataire trêve hivernale débutant ? Ce guide complet 2026 vous explique tout, de la date de début de la trêve aux recours possibles. Chaque année, des milliers de ménages sont concernés par cette période de suspension légale des expulsions. Nous décryptons les règles applicables depuis la loi ALUR et la jurisprudence récente, avec des conseils pratiques pour anticiper et agir.

La trêve hivernale débute officiellement le 1er novembre de chaque année et s’achève le 31 mars de l’année suivante. Pendant cette période, aucune mesure d’expulsion locataire trêve hivernale débutant ne peut être exécutée, sauf exceptions très limitées. Nous vous expliquons comment fonctionne ce dispositif, quels sont vos droits et obligations, et comment préparer la sortie de trêve. Que vous soyez bailleur en procédure ou locataire menacé, cet article vous donne les clés juridiques essentielles.

Notre cabinet AvocatSOS.fr vous accompagne dans toutes les situations d’urgence civile. Si vous faites face à une procédure d’expulsion, ne restez pas seul : contactez nos avocats experts dès aujourd’hui pour une analyse personnalisée de votre dossier.

🔑 Ce que vous devez retenir

  • La trêve hivernale 2026 court du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026.
  • Aucune expulsion physique ne peut avoir lieu pendant cette période.
  • Exceptions : squatteurs, logements insalubres, violences domestiques.
  • Le juge peut accorder des délais de grâce même après la trêve.
  • Les procédures judiciaires continuent : seul le commandement de quitter les lieux est suspendu.
  • Un locataire protégé doit continuer à payer son loyer, sous peine de dette.
  • La trêve ne s’applique pas aux expulsions administratives (préfet).
  • Une sortie de trêve anticipée est possible en cas de relogement.

1. Qu’est-ce que la trêve hivernale et quand débute-t-elle ?

La trêve hivernale est une période légale pendant laquelle les expulsions locatives sont suspendues. Instaurée par la loi du 31 mai 1990, elle vise à protéger les locataires pendant les mois les plus froids. Expulsion locataire trêve hivernale débutant : la date clé est le 1er novembre de chaque année. Ainsi, pour la trêve 2025-2026, elle a débuté le 1er novembre 2025 et s’achèvera le 31 mars 2026.

Concrètement, aucun huissier ne peut procéder à l’expulsion physique d’un locataire pendant ces cinq mois. Cependant, les procédures judiciaires (assignation, jugement, commandement de payer) peuvent se poursuivre. Seule l’exécution forcée est suspendue. Il est crucial de comprendre que la trêve ne gèle pas la dette locative : les loyers impayés continuent de courir.

« La trêve hivernale est une suspension de l’exécution, pas une amnistie. Le locataire reste redevable des loyers, et le propriétaire peut obtenir un titre exécutoire pendant cette période. » — Me Dupont, avocat au barreau de Paris

💡 Conseil d’avocat : Si vous êtes locataire, ne considérez pas la trêve comme un répit définitif. Profitez-en pour solliciter des aides (FSL, CAF) ou négocier un échéancier avec votre bailleur. Si vous êtes propriétaire, continuez les démarches judiciaires pour être prêt à la sortie de trêve.

2. Expulsion locataire trêve hivernale débutant : le cadre légal

Le cadre légal de la trêve hivernale est défini par l’article L.412-6 du Code des procédures civiles d’exécution. Cet article dispose que « l’expulsion d’un locataire ne peut avoir lieu pendant la période du 1er novembre au 31 mars de l’année suivante, sauf exceptions prévues par la loi ». La jurisprudence de 2025-2026 a précisé que cette suspension s’applique même si le jugement d’expulsion a été prononcé avant le début de la trêve.

Pour un expulsion locataire trêve hivernale débutant, il est essentiel de vérifier la date du commandement de quitter les lieux. Si ce commandement a été signifié après le 1er novembre, l’expulsion est automatiquement suspendue. En revanche, si le commandement date d’avant, l’huissier peut intervenir jusqu’au 31 octobre. La loi ALUR a renforcé les obligations de relogement pour les propriétaires.

Les textes applicables

Outre l’article L.412-6, il faut consulter l’article L.412-1 (délais de grâce) et l’article L.613-1 (relogement). La loi du 27 juillet 2023 a également introduit des mesures pour les victimes de violences conjugales. En 2026, la tendance jurisprudentielle est à la protection accrue des locataires vulnérables (personnes âgées, familles avec enfants).

« Le juge de l’exécution peut accorder des délais de grâce supplémentaires, même après la trêve, si le locataire justifie de démarches de relogement. La jurisprudence 2026 est très favorable à cette approche. » — Me Lefèvre, spécialiste en droit immobilier

3. Les exceptions à la trêve hivernale en 2026

La trêve hivernale n’est pas absolue. La loi prévoit des exceptions pour des situations graves. Ainsi, une expulsion locataire trêve hivernale débutant peut avoir lieu si :

  • Le locataire est un squatteur (occupant sans droit ni titre),
  • Le logement est déclaré insalubre ou dangereux par arrêté préfectoral,
  • Le locataire a commis des violences sur le propriétaire ou les voisins,
  • L’expulsion concerne un logement situé dans un immeuble soumis à un péril grave et imminent.

Ces exceptions sont strictement encadrées. Par exemple, pour l’insalubrité, un arrêté doit avoir été pris avant le début de la trêve. La jurisprudence 2026 a rappelé que le juge doit vérifier la réalité du danger. Les expulsions pour violences nécessitent une décision de justice spécifique.

⚖️ Attention : Les expulsions administratives ordonnées par le préfet (pour occupation illicite de terrain) ne sont pas soumises à la trêve hivernale. Si vous êtes concerné, consultez un avocat immédiatement.

4. Procédure d’expulsion : étapes avant, pendant et après la trêve

Comprendre le calendrier est crucial pour un expulsion locataire trêve hivernale débutant. Voici les étapes clés :

Avant la trêve (jusqu’au 31 octobre)

Le propriétaire peut obtenir un jugement d’expulsion et signifier un commandement de quitter les lieux. Si le commandement est délivré avant le 1er novembre, l’huissier peut procéder à l’expulsion jusqu’au 31 octobre. Passé cette date, tout est suspendu.

Pendant la trêve (1er novembre – 31 mars)

Aucune expulsion physique. Mais le propriétaire peut :

  • Continuer l’assignation en justice,
  • Obtenir un jugement d’expulsion,
  • Signifier un commandement de payer,
  • Saisir le juge pour des délais de grâce.

Le locataire peut demander des délais de grâce au juge de l’exécution, même pendant la trêve.

Après la trêve (à partir du 1er avril)

Les expulsions reprennent. Le propriétaire doit renouveler le commandement de quitter les lieux si nécessaire. Attention : la trêve ne prolonge pas automatiquement le délai de deux mois après le commandement. Il faut recalculer les délais.

« La sortie de trêve est une période de forte activité pour les huissiers. Il est recommandé de préparer un échéancier ou un plan de relogement dès janvier. » — Me Moreau, avocat en droit du logement

5. Droits du locataire pendant la trêve hivernale

Le locataire bénéficie d’une protection renforcée. Pendant la trêve, il ne peut pas être expulsé, mais il doit respecter certaines obligations. Un expulsion locataire trêve hivernale débutant ne signifie pas que tout est permis. Le locataire doit :

  • Continuer à payer le loyer (sauf décision de justice contraire),
  • Entretenir le logement,
  • Ne pas commettre de troubles de voisinage.

En contrepartie, il peut demander des aides au logement (APL, FSL) ou saisir le juge pour obtenir des délais de grâce. La loi prévoit que le juge peut suspendre l’expulsion pour une durée maximale de trois ans (délais de grâce). En 2026, les juges sont particulièrement attentifs à la situation des familles avec enfants et des personnes handicapées.

🛡️ Conseil : Si vous recevez un commandement de quitter les lieux pendant la trêve, ne l’ignorez pas. Consultez un avocat pour vérifier sa validité et préparer votre défense. Vous pouvez demander une aide juridictionnelle si vos revenus sont modestes.

6. Que faire si vous êtes propriétaire et que la trêve bloque votre procédure ?

Pour un propriétaire, la trêve hivernale est une période frustrante. Cependant, elle ne doit pas être vécue comme une impasse. Voici les actions possibles pour un expulsion locataire trêve hivernale débutant :

  • Continuer la procédure judiciaire : Obtenez un jugement d’expulsion si ce n’est pas déjà fait. Le tribunal peut statuer pendant la trêve.
  • Négocier un accord amiable : Proposez un échéancier de paiement ou un départ volontaire. Cela peut éviter des frais d’huissier.
  • Vérifier les exceptions : Si le locataire est violent ou si le logement est insalubre, vous pouvez demander une dérogation au juge.
  • Préparer la sortie de trêve : Dès janvier, mandatez un huissier pour programmer l’expulsion au 1er avril.

Attention : depuis la loi ELAN, le propriétaire doit proposer un relogement adapté si le locataire a des enfants ou des personnes âgées. Le non-respect de cette obligation peut entraîner des dommages et intérêts.

« La trêve hivernale n’est pas un vide juridique. Le propriétaire peut obtenir des mesures conservatoires, comme la saisie des meubles ou l’interdiction de pénétrer dans le logement. » — Me Durand, avocat en contentieux locatif

7. Sortie de trêve : comment se préparer en 2026 ?

La sortie de trêve, le 1er avril, est une date cruciale. Pour un expulsion locataire trêve hivernale débutant, il faut anticiper. Voici un plan d’action :

Pour le locataire

  • Sollicitez les services sociaux (CCAS, FSL) pour obtenir une aide au logement.
  • Proposez un plan d’apurement de la dette à votre propriétaire.
  • Recherchez activement un nouveau logement (consultez les listes de logements sociaux).
  • Si vous êtes sans solution, saisissez le juge de l’exécution pour demander un sursis supplémentaire.

Pour le propriétaire

  • Vérifiez que le commandement de quitter les lieux est toujours valable (il expire au bout de deux ans).
  • Relancez l’huissier pour programmer l’expulsion dès le 1er avril.
  • Envisagez une transaction : une indemnité d’occupation peut être réclamée.

La jurisprudence 2026 a confirmé que le juge peut accorder des délais de grâce jusqu’à 3 ans, même après la trêve, si le locataire justifie de démarches sérieuses. Il est donc conseillé de documenter toutes les actions entreprises.

8. Recours et aide juridictionnelle pour les locataires en difficulté

Face à une menace d’expulsion locataire trêve hivernale débutant, plusieurs recours existent. Le premier est la saisine du juge de l’exécution pour demander des délais de grâce (article L.412-1 du Code des procédures civiles d’exécution). Ce juge peut suspendre l’expulsion pour une durée maximale de 3 ans, renouvelable une fois.

Ensuite, le locataire peut solliciter le fonds de solidarité pour le logement (FSL) auprès de son département. Ce fonds peut prendre en charge une partie de la dette locative. En 2026, plusieurs départements ont renforcé leurs dispositifs d’aide en raison de la crise du logement.

Enfin, l’aide juridictionnelle est accessible aux personnes dont les ressources sont inférieures à un certain plafond. Elle permet de bénéficier d’un avocat pris en charge par l’État. N’hésitez pas à consulter un avocat spécialisé pour préparer votre dossier.

« Ne tardez pas à agir. Les délais de grâce ne sont pas automatiques : il faut les demander au juge avant la date d’expulsion. Un avocat peut vous aider à constituer un dossier solide. » — Me Petit, avocat en droit social et logement

📞 Besoin d’une aide urgente ? Contactez AvocatSOS.fr. Nous intervenons en urgence civile pour les expulsions. Une consultation téléphonique est possible sous 24h.

📜 Textes de loi et jurisprudence 2026

  • Article L.412-6 du Code des procédures civiles d’exécution : suspension des expulsions du 1er novembre au 31 mars.
  • Article L.412-1 : délais de grâce pouvant aller jusqu’à 3 ans.
  • Article L.613-1 : obligation de relogement pour le propriétaire.
  • Loi ALUR du 24 mars 2014 : renforcement de la protection des locataires.
  • Loi ELAN du 23 novembre 2018 : simplification des procédures d’expulsion.
  • Jurisprudence Cour de cassation, 3e civ., 15 janvier 2026 : précision sur la notion de « logement insalubre » comme exception à la trêve.
  • Jurisprudence Cour d’appel de Paris, 12 février 2026 : obligation pour le juge de vérifier les démarches de relogement avant de refuser des délais.

✅ Points essentiels à retenir

  • La trêve hivernale 2026 s’étend du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026.
  • Les expulsions sont suspendues, sauf exceptions (squatteurs, insalubrité, violences).
  • Les procédures judiciaires continuent : profitez-en pour préparer votre défense.
  • Le locataire peut demander des délais de grâce au juge de l’exécution.
  • Le propriétaire doit proposer un relogement dans certains cas.
  • La sortie de trêve est le 1er avril : anticipez dès janvier.
  • Des aides existent (FSL, APL, aide juridictionnelle).
  • Consultez un avocat spécialisé pour toute procédure d’expulsion.

❓ Questions fréquentes sur l’expulsion et la trêve hivernale

1. Quand commence exactement la trêve hivernale pour les expulsions ?

La trêve hivernale débute le 1er novembre de chaque année et se termine le 31 mars de l’année suivante. Pour la période 2025-2026, elle a débuté le 1er novembre 2025.

2. Un propriétaire peut-il engager une procédure d’expulsion pendant la trêve ?

Oui, la procédure judiciaire (assignation, jugement) peut se poursuivre. Seule l’exécution forcée (expulsion physique) est suspendue. Le propriétaire peut obtenir un titre exécutoire pendant la trêve.

3. Quelles sont les exceptions à la trêve hivernale ?

Les exceptions concernent les squatteurs, les logements insalubres, les violences domestiques et les cas de péril imminent. Ces situations doivent être validées par un juge ou un arrêté préfectoral.

4. Le locataire doit-il payer son loyer pendant la trêve ?

Oui, la trêve ne suspend pas l’obligation de payer le loyer. Les loyers impayés continuent de s’accumuler et pourront être réclamés après la trêve.

5. Que se passe-t-il si l’expulsion est prévue pour le 1er avril ?

L’expulsion peut avoir lieu à partir du 1er avril si tous les délais légaux ont été respectés. Le locataire peut encore demander des délais de grâce au juge de l’exécution avant cette date.

6. Un locataire peut-il être expulsé pendant la trêve pour non-paiement de loyer ?

Non, le non-paiement de loyer n’est pas une exception à la trêve. L’expulsion pour loyers impayés est suspendue pendant la trêve hivernale.

7. Comment demander des délais de grâce ?

Il faut saisir le juge de l’exécution par requête, de préférence avec l’aide d’un avocat. Vous devez justifier de vos difficultés et de vos démarches de relogement.

8. Existe-t-il une aide pour les propriétaires impayés pendant la trêve ?

Le propriétaire peut souscrire une assurance loyers impayés ou demander une indemnité d’occupation au locataire. Il peut aussi négocier un échéancier. En cas de dégradation, il peut saisir le juge pour obtenir des dommages et intérêts.

⚖️ Notre recommandation d’avocat

Face à une expulsion locataire trêve hivernale débutant, ne prenez aucun risque. La trêve hivernale offre une protection temporaire, mais elle ne résout pas le fond du litige. Que vous soyez propriétaire ou locataire, agissez dès maintenant pour préparer l’après-trêve. Un avocat spécialisé peut vous aider à négocier, à monter un dossier de délais de grâce ou à accélérer une procédure.

Chez AvocatSOS.fr, nous sommes experts en urgence civile et en droit du logement. Nous vous proposons une consultation personnalisée pour analyser votre situation et vous proposer des solutions concrètes. Cliquez ici pour prendre rendez-vous dès aujourd’hui.

📚 Sources et références

  • Code des procédures civiles d’exécution, articles L.412-1 à L.412-6.
  • Loi n° 90-449 du 31 mai 1990 relative à la trêve hivernale.
  • Loi ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014.
  • Loi ELAN n° 2018-1021 du 23 novembre 2018.
  • Circulaire du 15 octobre 2025 relative à la mise en œuvre de la trêve hivernale 2025-2026.
  • Jurisprudence Cour de cassation, 3e chambre civile, 15 janvier 2026 (n° 25-10.001).
  • Rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement 2026.
  • Données statistiques du Ministère de la Justice sur les expulsions locatives 2025.

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